Pour une meilleure lecture, cliquer sur l'image et faire défiler les autres avec les flèches latérales
" ... le cri intérieur de l’artiste, pour être entendu, se doit d’être transfiguré et éviter tout pathos. Sinon il est insulte au malheur de l’autre. C’est que le tragique s’accommode mal du mélodrame ou de l’émotion facile, sinon il est marchand. Rien de plus difficile donc qu’un tel défi. Et il aura sans doute fallu à Mireille Semre bien du temps et beaucoup d’essais, brouillons, repentirs, déchets, éclaboussures, avant de trouver le risque de l’épure. Mais le résultat est là, qui impose notre silence. On y vérifie ce vers de René Char : Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri. C’est affaire de cadrages, de gestes, de couleurs. Ce sont là des oeuvres implacables, réalisées dans une urgence maîtrisée, on peut les voir à L’éphémère et il est tout aussi urgent d’aller s’y confronter.
Joël Jouanneau






